Alex et Nico ne vont plus à Macao (mais l’aventure continue!)

Chers tous,

Désolé de pas avoir donné de nouvelles depuis bien longtemps.

J’ai mis ce blog en sommeil depuis un moment par manque de temps (surtout), et parce que Alex et Nico ne vont plus à Macao. Alex rentre au pays début février depuis Istanbul. Quant à moi, je mets le cap à l’ouest, direction les Balkans.

Pas la peine de sortir les violons et les mouchoirs non plus, car l’aventure continue! Désormais, je publierai mes photos sur Flickr, à cette adresse: http://www.flickr.com/photos/10512265@N00/.  Mettez vos favoris à jour ;)

Le nouveau programme, si tout se passe bien:

  • Istanbul: 5 février
  • Skopje: 9 février
  • Pristina: 16 février
  • Tirana: 23 février
  • Podgorica: 2 mars
  • Belgrade: 9 mars
  • Sarajevo: 16 mars
  • Zagreb: 30 mars
  • Lublijana: 6 avril

Vous êtes tous les bienvenus, si vous voulez faire un tour dans la Niva!

Bises à tous,

Nicolas - à Erévan.

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Le ptit musée des zoorreurs

Le mois dernier, nous étions à Dnipropetrovsk, charmante bourgade d’Ukraine. Pour s’offrir un peu d’exotisme, on est allé au zoo.

Si les animaux du Zoo de Vincennes vous rendent tristes, préparez-vous un bonne dose de Prozac!

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Avoir la “moujik attitude”, ça ne s’improvise pas

Voyager, c’est sympa. On découvre de nouvelles cultures, des nouvelles cuisines, les populations locales… Oui mais voilà, quand ça fait plus de deux mois que notre seul refuge est une lada boueuse à la forte odeur de viande et que nos vêtements prennent une teinte poussière uniforme, on n’est plus aussi délicats qu’auparavant sur beaucoup de choses.

En Lituanie, nous nous étions accomodé d’un logement insalubre dans lequel on chopait le tétanos rien qu’en touchant une poignée, puis nous avons commencé à dormir à côtés de cimetières parce qu’après tout on risquait pas d’y être dérangé (quand nous ne dormions pas simplement dans la voiture), on s’est régalé de brochettes au goût de pneu (à moins que le rat n’ait un goût de pneu) dans des restau routiers ukrainiens, nous avons roulé dans les décharges parce que “la voiture est trop propre sinon” (dixit Nico), nous avons rangé dans le même seau la poubelle, le fromage dont on n’arrive pas à se débarasser (”il faut se serrer la ceinture!” dixit Alex), les cartes routières et … bref, nous sommes devenus de bons vrais paysans odorants roulants dans une voiture si sale qu’à notre passage les autostoppeurs baissent le pouce, préférant encore marcher que devoir grimper dans notre vostok-mobile.

Et puis voilà qu’arrive la Roumanie, l’Europe quoi! Et nous voilà des étoiles plein les yeux dans une zone commerciale, avec des magasins même pas vides, avec un père Noël dans une voiture électrique, Carrefour et ses dédales de rayons dans lequel on n’achète pas un produit parce qu’on en a besoin mais parce qu’il nous plaît et que finalement il pourra être utile (c’est comme ça qu’on se retrouve avec un extenseur pour se faire les biceps, trois guirlandes et du parfum au jasmin pour la voiture), et le MacDo…

le MacDo et son wifi gratuit, ses menus addictifs, bref le bonheur en portion de 340 grammes. Et vous voulez que je vous dise quelque chose : on aime ça. C’est malheureux mais c’est vrai. On aurait bien aimé vous mentir mais nous sommes devenus les bêtes noires des MacDo du pays, les gitans qui prennent un menu, sortent une double prise, débranchent le sapin (”on s’en fout il fait jour ca se verra pas” Nico again), et restent là des heures à vérifier leur mails, chercher un logement pour le soir ou vous écrire ce post.

Sur ce, Ronald vous salue bien,

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Chez nous, en Roumanie

Pour moi, la Roumanie a longtemps été le pays des Roms, du sous-développement, des charrettes à cheval sur les routes. Aucun doute, le pays était rentré trop tôt dans l’UE.

Regardez les articles de Libération sur la Roumanie: Corruption, pollution et extrême-droite au menu. Quand on parle des performances économiques, c’est pour s’en inquiéter.

Pourtant, en arrivant dans le pays (2 fois, en venant d’Ukraine la semaine dernière et de Moldavie il y a 3 jours), on a un choc. On s’y sent chez nous.

  • On roule sur des routes lisses pour la première fois depuis l’Estonie,
  • on boit l’eau du robinet,
  • on a pas peur de la police,
  • tout le monde parle anglais,
  • impossible de se garer sur les trotoirs, faut faire des créneaux :(
  • la différence entre capitale et provinces, villes et campagnes est moins forte qu’en ex-URSS…

La liste est longue, mais la Roumanie est définitivement plus proche des standards Européens que de ceux de l’ex-URSS.

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100 000km!

Wouhou! 100 000 kilomètres au compteur! 10 000km depuis Paris!

Ca en fait du CO2 dans le ciel post-soviétique!

Blague à part, il parait que les Niva ne peuvent survivre à cette limite fatidique. Est-ce un hasard si personne ne vend de Lada avec un tel kilométrage? Si le manuel d’entretien s’arrête à 100 000?

La Niva était déjà une épave en sursis. Les yeux des ferrailleurs se font tous les jours plus menaçants. On sent notre Lada tousser au passage des casses auto, comme un vieux chien qui se demande si sa visite au véto ne sera pas la dernière.

Mais on en prend soin! Elle tiendra encore 30 000km, au moins!

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On the air moldave

Alors que j’interviewais la manager de Ziarul de Garda à Chisinau, une journaliste en a profité pour faire un reportage radio.

2 minutes 16 de bonheur moldave!

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La Russie, ce n’est pas que des Babouchkas qui votent Poutine.

Déjà en Roumanie!! C’est fou comme le temps passe vite à bord d’une Lada Niva…

Quasiment un mois passé avant en Russie, c’est long et pourtant il resterait tellement à voir… Ce qui vous prend le plus en Russie, c’est cette impression d’évoluer dans un autre monde. Rien à voir avec l’Inde ou la Chine qui vous font passer dans une autre civilisation avec ses codes, ses rites qui vous donnent le sentiment de débarquer sur une autre planète, non…

La Russie, c’est un peu comme l’Europe mais c’est pas l’Europe. Bon, je m’explique je vous sens sceptique : au premier abord on a l’image de cette population pour qui les codes occidentaux n’ont aucun secret, qui se baladent dans des grosses berlines allemandes surmotorisées, qui boit du cognac français, s’habillent chez Mango ou Boss et fument des américaines.

Puis sur cette première vision se superpose une autre Russie, celle des organisations néo-fascistes qui défilent fièrement dans les grandes villes de la région du haut de leur 14ans, celle de ces Eglises flambants neuves dont on nous affirme sans ciller que c’est la nouvelle mode chez les mafias locales pour blanchir l’argent des trafics divers qui fleurissent là bas, celle de ces campagnes miséreuses où l’alcoolisme ravage des paysans qui font paître leur bétail sur les bandes de gazon de l’autoroute, celle de ces vestiges soviétiques dépassées, statues et monuments, que les gens ne semblent plus voir mais conservent tout de même car elles leur rappellent le temps d’une grandeur dont tous les leaders promettent qu’elle sera bientôt rétablie, quitte à faire un peu de grabuge dans le Caucase…

Alors voilà la Russie, ce pays en pleine déliquescence dont on sait qu’il ne pourra jamais être un acteur mineur, un pays qui n’a jamais pu suivre un autre modèle que le sien quitte à l’imposer à ses voisins à coups de tanks.

Bon, si vous voulez je pourrais toujours vous parler de la vodka, des matriochkas et des icônes de Poutine mais il y a tellement plus à voir. Pour finir une petite vidéo pour vous faire un peu sentir l’ambiance moscovite.

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Notre robinet goutte

Après la boîte de transfert et les roulements, le Niva a de nouveau fait des siennes!

J’avais pris les paris sur la prochaine pièce qui lâcherait. Les parieurs se sont, très charitablement, portés sur l’option ‘aucune panne jusqu’à Macao’. Je les remercie, mais j’espère qu’ils ne gèrent pas leurs autres actifs de la même manière.

En effet, la semaine dernière, le robinet de chauffage a cassé. C’est une pièce du circuit de refroidissement, indispensable à la bonne marche du chauffage, comme le montre presque le schéma.

On a racheté la pièce pour 3€ (20€ en France) et on l’a fait monter pour 30€ (5€+25€ de taxe pour les non-russophones).

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Les campagnes russes

Le cliché: En dehors de Moscou et St Petersbourg, la Russie est vraiment pauvre.

La réalité: C’est pire!

Entre Moscou et la frontière Ukrainienne (600km et 4 jours de route), on a vu:

- Aucun cybercafé. Les ‘internet club’ ne sont que des salles où on joue aux machines à sous sur ordinateur.

- Bryansk. 430 000 habitant et l’ambiance de Venarey-Les-Laumes. Sauf qu’à Venarey, on capte plus d’une station de radio.

- Des centaines de kilomètres carrés sans couverture radio. Résultat, on a passé L’été indien, Comme un Ouragan et Partenaire Particulier en boucle. Merci Clara!

- Des quartiers entiers sans eau courante, avec des puits tous les 30 mètres.

- Des gens laver leur linge dans la rivière, à Borovsk et 100km de Moscou (photo).

- 2 camions à la frontière Russo-Ukrainienne. A la frontière avec l’Estonie, il y avait plusieurs kilomètres de queue.

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Pour un Lénine acheté, un Tsar offert

Alors que les républiques Baltes ont rapidement désoviétisé leurs paysages et leurs idéologies, la Russie garde tout.

On a, par exemple, beaucoup parlé de la réhabilitation de Staline dans les manuels d’histoire des ptits russes. D’une manière plus générale, la faillite des années 90, où le libéralisme a perdu son charme aux yeux de la population, a ouvert la voie à un patchwork d’idéologies. Pour faire plaisir à tel groupe de pression, on conserve l’héritage communisme. Pour tel autre, on réhabilite l’époque impériale. Seul Gorbatchev n’a pas droit à sa statue!

En attendant de se faire prendre en photo avec les passants devant la place Rouge, Lénine blague tranquillement avec Nicolas II.

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